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Auvergne
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Détail |
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Langue |
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Langue(s) locale(s) |
Occitan (auvergnat) |
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Administration |
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Préfecture |
Clermont-Ferrand |
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Départements |
Allier (03)
Cantal (15)
Haute-Loire (43)
Puy-de-Dôme (63) |
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Chefs-lieux |
Moulins
Aurillac
Le Puy-en-Velay
Clermont-Ferrand |
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Arrondissements |
14 |
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Cantons |
158 |
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Communes |
1 310 |
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Conseil régional |
Conseil régional
d'Auvergne |
Président
Mandat |
René Souchon (PS)
2004-2010 |
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Préfet |
Patrick Stéfanini |
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Site internet |
http://www.auvergne.org/ |
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Démographie |
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Population totale |
1 335 938 hab. (2006) |
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Densité |
51 hab./km² |
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Gentilé |
Auvergnate, Auvergnat |
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Géographie |
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Superficie |
26 013 km² |
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L'Auvergne est d'une part
une province historique et d'autre
part une
région administrative du
centre de la France dans le Massif
central. Ses habitants sont les
Auvergnats. Le chef-lieu de la
région administrative d'Auvergne est
Clermont-Ferrand, également capitale
historique des provinces d'Auvergne.
L'auvergnat et le dialecte
carladézien font partie des langues
de l'Occitanie.
Telle une forteresse de montagnes
et de volcans éteints, l'Auvergne
s'élève sur le Massif central, semée
de sources, de lacs et de pâturages
d'altitude où paissent ses vaches
rustiques. Formée par quatre
départements : l'Allier, le Cantal,
la Haute-Loire et le Puy-de-Dôme,
cette région du cœur de la France
apparaît comme un vaste réservoir de
nature.
Dénomination et blason
L'Auvergne est appelée, en
occitan ou langue d'oc, Auvèrnha ou
Auvèrnhe. En Nord-Lozère
(non-auvergnate historiquement, mais
très proche sur le plan
linguistique, culturel et
économique), on dit aussi "Alvèrnhe".
Le mot reste féminin.
Le blason de l'Auvergne, d'or
au gonfanon de gueules bordé de
sinople, représente la bannière
de l'abbé de Saint-Denis[réf. nécessaire],
la levée de celle-ci, au printemps
ou au départ en guerre, étant un
privilège réservé par le roi de
France au comte d'Auvergne, ce
dernier jouissant ainsi du titre de
gonfalonier du roi.
Histoire
Le pays des Arvernes
L'Auvergne doit son nom au
peuple
gaulois des Arvernes,
puissante confédération des Gaules
dont Vercingétorix était le roi au
moment de l'invasion romaine. Son
père, Celtillos, avait été élu à
cette fonction avant lui et il avait
été exécuté par ses compagnons pour
avoir voulu la rendre héréditaire.
Vercingétorix réussit en 53 - 52 av.
J.-C. l'alliance de toutes les
tribus celtes autour de lui, en
obtenant des "otages" (fils ou
filles de rois) de chaque tribu,
garants de la fidélité et de
l'alliance de ces tribus.
D'après les fouilles récentes des
archéologues (émission radio d'Yves
Calvi avec chercheurs, d'octobre
2007), la capitales des Arvernes
aurait été située entre Gergovie,
Corent, Aulnat et plusieurs autres
sites significatifs dans un
périmètre de 35 km, laissant
extrapoler une population centrale
de 150 000 habitants et de plus de
400 000 habitants pour le territoire
contrôlé par les Arvernes, alliés
des Cadurques (Cahors).
Les Arvernes étaient l'une des
plus puissantes et des plus riches
tribus de Gaule antique du fait :
- de son relief montagneux qui
en faisait un véritable château
fort (ou coffre-fort), hors
d'atteinte des différents
envahisseurs ;
- de nombreuses mines d'or,
d'argent et de métaux précieux
(exploitées depuis 400 av. J.-C.
au minimum) ;
- de ses pâturages de
Hautes-Terres dans lesquels les
seigneurs confiaient de nombreux
troupeaux;
- de la maîtrise de la
métallurgie et d'un artisanat
complexe (Dans la Guerre des
Gaules de César,
Vercingétorix est décrit avec
« une grande armure faite de
nombreuses pièces d'argent
assemblées et reflétant le
soleil ») ; en particulier du
travail du cuivre ;
- de la frappe de monnaies
propres et de forts échanges
avec les tribus voisines ;
- de la maîtrise de la
céramique (ateliers à Lezoux ,
etc.) ;
- de leurs victoires sur des
tribus voisines, tels les Éduens
et des tribus vassalisées.
Un des hauts lieux historiques
d'Auvergne est celui de la
bataille
de Gergovie, qui serait situé
à 12 km de Clermont-Ferrand selon
l'interprétation faite des écrits de
César mais sans preuve tangible, où
Vercingétorix battit Jules César en
52 av.
J.-C., avant de le poursuivre
avec ses troupes.
La victoire romaine à Alésia
(Alise-Sainte-Reine) en Bourgogne,
suite à la construction de pièges et
fortifications sur plusieurs
centaines de mètres par les
légionnaires romains, conduira à
l'emprisonnement de Vercingétorix à
Rome et à la création de la ville
d'Augusto Nemetum (ancêtre de
Clermont-Ferrand), probablement sur
l'un des sites arvernes existants.
On y a retrouvé récemment le pied de
60 cm d'une statue monumentale de
4,50 m, représentant probablement un
dieu ou empereur romain.
Au
Ve siècle,
Sidoine Apollinaire, noble arverne
et premier évêque de Clermont,
fournit un témoignage sur l'Auvergne
de la fin de l'Antiquité.
L'Auvergne féodale
Au
VIIe siècle,
l'Auvergne est disputée entre Francs
et Aquitains. Conquise par les
Carolingiens, elle est intégrée un
temps au royaume d'Aquitaine, sauf
un alleux formant le comté
d'Aurillac qui est donné au père de
Géraud d'Aurillac et qui ne relèvera
plus du comté d'Auvergne, mais
directement du roi. Les comtes
d'Auvergne, les Guilhemides vont
lentement acquérir leur autonomie.
Au
Xe siècle,
l'Auvergne fait l'objet de la
rivalité entre les comtes de
Poitiers et de Toulouse.
Le comté d'Auvergne couvre au
Moyen Âge les actuels départements
du Puy-de-Dôme, la moitié nord du
Cantal ainsi que le petit tiers
nord-occidental de la Haute-Loire
avec le canton de Brioude. L'autre
partie du Cantal constitue le
domaine direct de Abbaye d'Aurillac,
dont une partie a été inféodée aux
vicomtes
de Millau et forme le
Carladès.
L’Auvergne connaît un régime
féodal très dur, synonyme
d’émiettement du pouvoir politique.
L’évêque de Clermont soustrait sa
ville à l’autorité des comtes qui
favorisent du coup le développement
de Montferrand toute proche. Plus
tard, une usurpation du pouvoir
comtal aboutit à la création par le
comte légitime dépossédé d’un
Dauphiné
d’Auvergne indépendant du
comté.
Tôt cependant, le pouvoir royal
intervient dans la région. Philippe
Auguste rattache la plus grande
partie du comté au domaine royal :
la terre royale d’Auvergne prend
alors pour centre administratif
Riom. Restant dans le giron de la
famille capétienne, l’Auvergne est
donnée en apanage à Alphonse de
Poitiers, puis en 1360 comme duché à
Jean Ier de Berry, qui rachète aussi
le Carladès et dont une fille épouse
le duc de Bourbon qui devient duc
d'Auvergne. Les ducs de Bourbon
acquièrent par mariage le Dauphiné
d’Auvergne. Tous leurs domaines sont
finalement confisqués par François
Ier (1527).
Temps modernes
Un siècle après la Guerre de Cent
Ans, l'Auvergne plonge dans les
guerres de religion. Des bandes
armées de Calvinistes commandée par
des bandits comme le font des
incursions dans le Haut-Pays, et
prennent par surprise des châteaux
ou des villes qu'ils pillent
méthodiquement, puis les rendent en
contrepartie d'une forte rançon.
Capitaine
Merle en
particulier,solidement implanté dans
le Gévaudan voisin, rançonne Issoire
mais échoue devant Saint-Flour.C'est
ainsi que la ville d'Aurillac est
prise, et son abbaye entièrement
détruite.
En son temps, Philippe Auguste
n’avait pu complètement soumettre la
région : le comte s’était maintenu à
Vic-le-comte. La reine de
France Catherine de Médicis, hérite
par sa mère du dernier réduit du
comté, ce qui permet l’intégration
au domaine royal de ce dernier fief
féodal en plein cœur de l’Auvergne.
En 1665,
Louis XIV
instaure temporairement à Riom une
cour criminelle d'exception, les
Grands jours d'Auvergne, ce qui
donne encore l'occasion de condamner
un certain nombre d'abus commis par
les nobliaux de la région.
L'époque contemporaine
En 1790, la province historique
disparaît comme entité
administrative.
Plus tard, à partir de la
Quatrième République, la France se
dote de nouvelles structures
intermédiaires entre l'échelon
départemental et l'échelon national,
ces entités deviennent
officiellement à partir de 1972 des
régions. La région administrative
Auvergne, plus grande que l'ancienne
province, est alors constituée des
quatre départements situés
directement dans la zone d'influence
économique de Clermont-Ferrand:
- l'Allier ;
- le Cantal ;
- la Haute-Loire ;
- le Puy-de-Dôme.
Le Cantal et une partie du
Puy-de-Dôme correspondent à
l'ancienne province des Montagnes,
ou de Haute-Auvergne. L'Allier
correspond approximativement à la
province historique du Bourbonnais,
La Haute-Loire inclut le Velay de
l'ancienne province du Languedoc. La
région recouvre également une partie
des terres du Lyonnais.
Pendant la Seconde Guerre
mondiale, Vichy fut le siège du
gouvernement de l'État français.
Administration
Article détaillé : Conseil
régional d'Auvergne.
Géographie
Carte des pays
traditionnels d'Auvergne
Article détaillé :
Géographie de
l'Auvergne.
La région administrative Auvergne
couvre quatre départements: L'Allier
au Nord, le Puy-de-Dôme au centre,
le Cantal au Sud-ouest et la
Haute-Loire au Sud-est.
L'Auvergne historique telle
qu'elle se présentait au
XVIIIe siècle
correspond à peu près à une zone
couvrant les départements du Cantal,
du Puy-de-Dôme, une petite partie du
département de Haute-Loire ainsi que
le sud de l'Allier. Toutefois le
territoire de la cité des Arvernes
allait jusqu'aux portes des villes
actuelles de Montluçon et Moulins.
La cité des vellavis (actuel Velay)
était cliente des Arvernes. La
région actuelle correspond donc à
des réalités historiques très
anciennes.
La ville principale d'Auvergne
est Clermont-Ferrand, dont l'aire
urbaine, avec plus de 400 000
habitants, rassemble presque un
tiers de la population régionale.
Clermont Ferrand se voudrait
désormais comme la capitale de
l'ensemble du Massif central. L'idée
d'une fusion des régions Auvergne et
Limousin a d'ailleurs été émise par
Valéry Giscard d'Estaing avant les
élections
régionales de 2004 (idée qui
est considérée comme étant saugrenue
par les habitants du Limousin,
région beaucoup plus tournée vers
l'ouest et le sud-ouest et vers la
façade atlantique). Cependant,
l'influence de Clermont-Ferrand est
peu perceptible dans l'est de la
Haute-Loire où l'économie est
orientée vers Saint-Étienne et la
région Rhône-Alpes; tandis que le
sud du Massif-Central regarde vers
d'autres métropoles.
Une grande partie de la région
d'Auvergne est couverte par le
Massif central, massif hercynien
datant de la fin de l'ère
primaire qui s'étire sur
presque un sixième de la surface
totale de la France. C'est un
plateau élevé (pénéplaine)
entrecoupé de profondes vallées. Un
épisode volcanique est intervenu au
tertiaire et au quaternaire. Les
volcans les plus récents ont moins
de 8000 ans et forment un ensemble
appelé Chaîne des Puys. Le nord de
la région (Allier) est un pays de
collines. Le point culminant de
l'Auvergne, 1886 m, se situe au Puy
de Sancy dans le massif des Monts
Dore.
Région essentiellement
montagneuse, comptant quatre-vingts
volcans, l'Auvergne est de ce fait à
l'écart des axes de communication
historiques de la France, tels que
le couloir rhodanien ou le littoral
Atlantique. Cet enclavement persiste
aujourd'hui, malgré la volonté
affichée par les institutions de
promouvoir la réalisation
d'infrastructures de communication
traversant et desservant la région.
Une telle situation n'a pas été
favorable au développement
économique et urbain et
l'enclavement est l'un des facteurs
qui ont contribué à la stagnation,
voire la régression démographique de
la région. C'est pourquoi elle est
identifiée dès l'après-guerre comme
étant la partie centrale de ce qui
est nommé « la diagonale du vide ».
Transports
La plate-forme de
correspondance de
l'aéroport
Clermont-Ferrand
Auvergne
Les axes autoroutiers nord-sud
A71 et
A75
Paris-Montpellier-Espagne et
est-ouest
A89
Bordeaux-Lyon-Genève, se croisent à
Clermont-Ferrand. Ils permetent
désormais de relier toutes les
grandes métropoles nationales. Le
seul chaînon manquant vers la
méditerranée (à 2h45) a été ouvert
récemment : le viaduc de Millau.
La qualité des routes est
excellente sur tout le réseau des
nationales et départementales et
permet de relier Paris à
Clermont-Ferrand en 3h30.
De même l'électrification et
l'amélioration de la ligne SNCF
Paris-Clermont-Ferrand, et la mise
en service du matériel « Téoz »
en septembre 2003, permet de mettre
Clermont à 3h30 de Paris (trains
directs).
L'Aéroport de Clermont-Ferrand
Auvergne accueille le hub régional
d'Air France et a dépassé en 2003 le
cap d'un million de passagers
annuels.
Toutefois, le désenclavement se
limite essentiellement à la vallée
de l'Allier au nord et aucune LGV
n'est prévue à l'horizon 2012.
L'amélioration de la ligne
Clermont-Lyon devrait permettre à
l'Auvergne de bénéficier des
avantages de la
gare de la
Part-Dieu pour l'accès à la
LGV Méditerranée et aux futures
lignes Rhin-Rhône porté par
l'association ALTRO. Depuis le 1er
janvier 2002, la région gère le
service TER régional dans le cadre
d'une convention avec la SNCF. Les
dessertes de la banlieue de Clermont
ont été étoffées sensiblement (la
cadence étant de 15 minutes dans la
première couronne).
Article détaillé : TER Auvergne.
Économie
Malgré son faible marché local,
la région d'Auvergne a développé de
nombreux champions nationaux et
internationaux, tels que Michelin,
Limagrain (semences), le groupe
Centre-France-La Montagne (presse
quotidienne régionale), l'eau
minérale Volvic (groupe
Danone)
et de nombreuses PME dynamiques
autour des deux universités et des
grandes écoles (ingénieurs, médecins
et école de commerce) de sa
capitale, Clermont-Ferrand.
La plupart de ces champions
exportent plus de 75% de leur
production dans le monde entier.
Industrie
L'Auvergne est une région
relativement industrielle, puisque
la part de l'industrie dans la
population active y représente 22 %
(110 000 emplois) contre 18 % pour
la moyenne nationale.
La principale industrie
auvergnate est le secteur des
pneumatiques, représenté par
Michelin, leader mondial du secteur,
dont le siège social et historique
est situé à Clermont-Ferrand, et par
Dunlop, implanté à Montluçon.
Un tissu diversifié de petites
industries : métallurgiques (Aubert
et Duval), mécaniques,
pharmaceutiques (MSD-Chibret),
agroalimentaires (céréales, viande
(salers, limousine), fromages
(saint-nectaire, chèvres, bleus
d'Auvergne), eaux minérales, etc.)
existe dans la région, notamment
dans le Puy-de-Dôme et la
Haute-Loire.
On peut citer la coutellerie à
Thiers, la métallurgie à Issoire, la
dentellerie au Puy et l'élevage
ainsi que l'agroalimentaire dans le
Cantal.
L'Auvergne est également l'un des
premiers pôles de recherche en
France avec + de 8 000 chercheurs,
dans les domaines de la chimie, des
pneumatiques, de l'acier, des
sciences médicales et
pharmaceutiques, dans la recherche
agronomique, dans les
biotechnologies, sismologie,
météorologie...
L'agroalimentaire,
avec ses branches eaux minérales,
produits laitiers, produits carnés,
sylviculture, miels, confitures et
fruits confits... compte plus de 12
000 salariés.
Tourisme
Le tourisme vert se développe
dans la région et notamment au sein
du Parc naturel régional des volcans
d'Auvergne, avec des sites
excéptionnels comme le Puy Mary et
le Plomb du Cantal qui sont
accessibles par de nombreux sentiers
de randonnée, par la route ou pour
ce dernier par un téléphérique.
Vulcania, parc de loisirs centré
sur le volcanisme, est une
attraction touristique ouverte en
février 2002 qui reçoit chaque année
plus de 300 000 visiteurs. Dans le
département de l'Allier, vers
Dompierre-sur-Besbre, Le Pal attire
plus de 400 000 visiteurs par an en
combinant les équipements d'un parc
de loisirs et d'un grand parc
animalier.
La région compte plusieurs
stations de ski alpin, dont les
principales sont Super Lioran sur le
massif cantalien,
Super-Besse et Le Mont-Dore
dans le massif du Sancy. L'Auvergne
dispose également de plusieurs
domaines dédiés au ski de fond comme
le Guéry ou Pailherols dans le
Carladès, sans oublier le massif du
Mézenc, au confin de la Haute-Loire,
à quelques pas des sources de la
Loire.
Station de ski du Super
Lioran
"L'Aventure Michelin", nouvel
espace patrimonial de la marque, a
été inauguré le 23 janvier 2009 par
Michel Rollier, co-gérant de
Michelin. Situé sur le site
historique de Cataroux à
Clermont-Ferrand, les visiteurs
peuvent découvrir les 2000 m² dédiés
à l'histoire du Groupe, de ses
Hommes et de ses innovations.
Au total, la région dénombre plus
de 170 000 lits touristiques
marchands, principalement en
campings, hôtels et meublés de
tourisme, et 410 000 lits en
résidences secondaires.
Chaque année, la région
enregistre environ 10 à 11 millions
de nuitées dans les hébergements
marchands, 5 à 6 millions de nuitées
en résidences secondaires, et 10 à
12 millions de nuitées réalisées
chez des parents ou amis.
Selon les travaux conduits par
SPOT Auvergne (Observatoire régional
du tourisme), cette clientèle
touristique en séjour apporte
annuellement entre 1,2 et 1,4
milliards d'euros dans l'économie
régionale. La consommation
touristique totale se situe entre
2,5 et 2,8 milliards d'euros,
représentant plus de 7 % du
PIB
régional.
L'Auvergne représente globalement
entre 2.5 et 3 % de part de marchés
dans l'activité touristique
nationale et totalise entre 12 000
et 25 000 emplois salariés liés au
tourisme selon les mois, en raison
de la forte saisonnalité.
Agriculture
Avec 41 000 emplois,
l'agriculture représente 8,5 % des
emplois régionaux, le double de la
moyenne nationale.
Quatre fromages AOC
d'Auvergne : Cantal,
Bleu d'Auvergne, fourme
d'Ambert, Saint-Nectaire
Dans sa partie montagneuse,
l'Auvergne est surtout une région
d'élevage orienté vers la production
laitière, berceau des races
bovines
salers et aubrac. Elle est une
région importante pour la production
de fromages AOC avec cinq
spécialités : bleu d'Auvergne,
Cantal
Entre-deux,
Cantal
Jeune, fourme d'Ambert,
salers, saint-nectaire. Avec 50 000
tonnes, elle produit le quart de la
production française de fromages
AOC. On fabrique également sur le
territoire de l'Auvergne du
roquefort (fromage) et du bleu des
Causses.
Il faut également citer la
production de lentilles vertes du
Puy (appellation AOC) sur les
plateaux du Velay en Haute-Loire.
Dans l'Allier, c'est plutôt un
élevage orienté vers la production
de viande. L'Auvergne organise
chaque année en octobre le « sommet
de l'élevage » à Cournon-d'Auvergne,
première manifestation de ce type en
Europe.
Les parties basses, le
département de l'Allier, la Limagne,
pratiquent les grandes cultures :
céréales (blé, orge, maïs),
oléagineux (colza, tournesol) et
betteraves sucrières. C'est
d'ailleurs à Clermont Ferrand, que
se situe l'usine française de
transformation de betteraves la plus
méridionale.
À noter, dans le nord de
l'Allier, la forêt de Tronçais (10
400 ha), qui est aussi une curiosité
touristique. Haute futaie de chênes,
créée à l'époque de Colbert pour les
besoins de la marine, qui fournit
aujourd'hui, notamment, le bois
utilisé pour la fabrication des
tonneaux des grands crus. Elle est
une des plus grandes d'Europe.
Enfin, la commune de Chappes,
près de Clermont-Ferrand, accueille
le siège social du quatrième plus
grand semencier mondial : Limagrain.
Cette société dispose d'un réseau de
recherche composé de 50 stations de
sélection, sept laboratoires de
biotechnologie et trois laboratoires
de recherche sur les ingrédients, ce
qui en fait, avec l'INRA
et Michelin, l'un des principaux
pôles de recherche de la région,
avec des dépenses de Recherche et
développement de 60 millions d'euros
par an.
Eaux minérales et thermalisme
Stations thermales
L'Auvergne bénéficie de sources
abondantes et riches en sels
minéraux, dont plusieurs sont
commercialisées. La plus connue
d'entre elles est à Volvic, dont la
marque éponyme appuie notamment sa
stratégie publicitaire sur le
patrimoine géologique de la région.
Vichy, sous l'impulsion de
Napoléon III est devenue à partir du
milieu du
XIXe siècle
« la Reine des villes d'eaux ».
La station thermale de La
Bourboule dans le Puy-de-Dôme, crée
en 1875 suite à la découverte des
eaux thermales, fut un centre
touristique d'importance, notamment
autour de 1900, lorsque
10 000 curistes y venaient chaque
année. La fréquentation est
aujourd'hui bien plus faible.
Sources d'eaux minérales
Article détaillé :
Thermalisme de
l'Auvergne.
- Les sources minérales
oubliées du Massif Central,
Frédéric Surmely, Éditions de
Montmarie
- L'Auvergne qui guérit.
Par ses saints, ses sources, ses
guérisseurs, René Crozet,
1979
Démographie
Article détaillé : Démographie
de l'Auvergne.
L'Auvergne compte 1 335 938
habitants[1].
Elle se partage entre un
département en forte croissance
(Puy-de-Dôme, 623 463 habitants) et
trois départements à la moyenne
d'âge plus élevée et moins peuplés
(Allier, Cantal, Haute-Loire).
La région d'Auvergne est habitée
depuis plus de
15 000 ans. Ses habitants ont
donc pu voir les éruptions
volcaniques à l'origine des volcans
les plus jeunes de la chaîne des
Puys (4 000 à
12 000 ans av. J.-C.). On
estime que vers 200 à 50 av. J.-C.,
la population des Arvernes, les
Gaulois les plus riches de la Gaule
Antique, était de l'ordre de 450 000
personnes pour un territoire
comparable au département du
Puy-de-Dôme actuel.
Les principaux foyers de
peuplement se trouvent près des
cours d'eau (Allier, Tiretaine), les
places de marché (Brioude) et les
bassins industriels
(Clermont-Ferrand, Montluçon,
Cournon, coutellerie à Thiers,
Moulins, Vichy, Aurillac, Le Puy).
Les villes représentent plus de 70%
de la population, tandis que les
campagnes, après un fort exode rural
au début du
XXe siècle
ont perdu l'essentiel de leur
population.
Aujourd'hui Clermont-Ferrand, sa
capitale historique, représente plus
du quart de la population de la
région.
Clermont-Ferrand, la
plus grande
agglomération
auvergnate.
Culture
Trois régions culturelles
Costume traditionnel
d'Auvergne
L'Auvergne administrative
regroupe des territoires hétérogènes
sur le plan culturel. Elle est
principalement en zone occitane, et
cela pour un peu plus de trois
départements et demi sur quatre.
La région administrative
« Auvergne » se compose de trois
régions historiques et culturelles :
- L'Auvergne proprement dite.
Les départements du Cantal et du
Puy-de-Dôme, ainsi que Brioude
et le Brivadois en Haute-Loire
représentent aujourd'hui le
mieux la culture auvergnate, et
où les composantes importantes
que sont la langue, la tradition
culinaire et la musique sont
vivantes.
- Le Velay, qui occupe le gros
du département de la Haute-Loire
(sauf Brioude et le Brivadois),
a une histoire distincte et une
personnalité affirmée. Il n'est
pas de tradition auvergnate,
même s'il appartient au même
ensemble culturel occitan que
l'Auvergne historique.
- Le Bourbonnais, qui coïncide
avec le
département de l'Allier,
est partagé entre l'occitan
(langue d'oc) au Sud (Vichy,
Montluçon) et le français
(langue d'oïl) au Nord
(Moulins).
Langues
Il y a plusieurs langues
autochtones dans la région Auvergne:
- L'auvergnat, qui est
une variété de
langue
d'oc ou d'occitan, se
parle dans presque toute la
région, ainsi que le
vivaro-alpin vers Yssingeaux et
le dialecte carladézien dans le
Carladès.
- Le français ou langue
d'oïl, sous une forme
dialectale, se parle dans la
moitié nord du Bourbonnais
(Allier).
Si la moitié nord du Bourbonnais
(Allier), autour de Moulins, est de
langue d'oïl, il faut préciser que
la moitié sud du Bourbonnais, vers
Montluçon et Vichy, est de langue
d'oc. Le terme de bourbonnais est
ambigu: il peut désigner aussi bien
les parlers occitans que les parlers
français du Bourbonnais.
D'après un sondage de 2006[2],
la dénomination la plus répandue
pour l'une ou l'autre des deux
langues est le terme patois
(78 % de la population) au côté de
termes plus régionalisés (auvergnat,
bourbonnais, vellave). Néanmoins,
une certaine conscience des
identités culturelles émerge au
travers de dénominations telles que
bourbonnais (5 %),
auvergnat (10 %), occitan
(8 %) ou
langue
d’oc (4 %).
La langue régionale, qu’elle soit
d'oïl ou d'oc représente une forte
réalité de la région :
- 61 % déclarent comprendre
plus ou moins bien leur langue
régionale dont 22 % facilement
ou parfaitement
- 42 % déclarent savoir la
parler plus ou moins bien dont
12 % facilement
- 29 % déclarent la lire plus
ou moins bien dont 10 % assez
facilement
- 17 % déclarent l’écrire plus
ou moins bien dont 4 %
facilement.
La transmission de la langue se
fait pour l'essentiel dans le cadre
familial (grands-parents à 61 %, ou
encore l’entourage à 50 %) avec une
part très faible par le réseau
institutionnalisé qu'est l'école
(10 %). Ici se pose le problème du
rôle de l'État dans celle-ci puisque
40 % des gens qui n’ont pas appris
la langue à leurs enfants regrettent
maintenant de ne l'avoir pas fait.
Ce regret est encore plus fort chez
les générations montantes (58 % chez
les moins de 35 ans). De plus le
souhait d'apprendre est très
présent. Il est le plus fort chez
les moins de 35 ans (23 %). Le désir
de voir la langue être proposée à
l'école est le plus fort dans les
départements suivants: Haute-Loire
(53 %), Puy-de-Dôme (51 %) et Cantal
(74 %). Le souhait que ses propres
enfants apprennent la langue est
très fort (41 %) et se renforce chez
les jeunes générations (58 % chez
les moins de 35 ans). 71 % des
habitants de la région se déclarent
favorables au maintien et au
développement de la langue et de la
culture régionales, encore davantage
chez les moins de 35 ans (76 %).
Pour ce faire, ils souhaitent voir
différentes institutions jouer leur
rôle :
- France 3 Auvergne devrait
proposer des émissions en langue
régionale à 54 %
- la région (54 %),
l'Éducation nationale (43 %), le
ministère de la culture (42 %)
et les communes sont vus par les
habitants de l'Auvergne comme
étant les acteurs légitimement
en devoir de transmettre et de
développer leur langue et leur
culture.
Sources :
- Enquête de l'IFOP pour le
compte de la section auvergnate
de l'Institut d'études
occitanes, 2006.
- BONIN
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Moulins: impr. Pottier
-
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-
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-
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Linguistique Romane de Lyon-vol.
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ESCOFFIER Simone (1958)
Remarques sur le lexique d’une
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- ROUX
Jean (2002) L’Auvergnat de
poche, coll. Langues de
poche, Chennevières-sur-Marne:
Assimil
Musique
George
Onslow est incontestablement le plus
éminents des compositeurs ayant vécu
en Auvergne. Né à Clermont-Ferrand
(1784), il y est également décédé
(1853). En dépit d'une renommée
internationale, il resta toujours
fidèle à sa ville natale, ce qui ne
l'empêcha pas de fréquenter les plus
illustres musiciens de son temps et
d'être publié et diffusé partout en
Europe par les plus grandes maisons
d'édition. Un festival, Les
Soirées Onslow, lui est consacré
chaque été pendant la première
semaine du mois d'août à
l'initiative du Quatuor Prima Vista.
Plusieurs compositeurs
ont résidé pendant des
périodes plus ou moins
longues en Auvergne, sans
toutefois s’y installer :
Jean-Philippe Rameau
(originaire de Dijon), Isaac
Strauss (originaire de
Strasbourg), Joseph
Canteloube (originaire de
l’Ardèche), Pierre Angot
(originaire de
Neuville-lès-Dieppe), et
Dominique Jayles (originaire
de Toulouse). On notera une
exception en ce qui concerne
Daniel Meier (1934-2004),
originaire de Pau, mais qui
s'est établi définitivement
en Auvergne en 1975. La
liste est longue, par
ailleurs, des musiciens nés
en Auvergne, mais bien vite
partis s’établir à Paris :
Antoine Lhoyer, Emmanuel
Chabrier, François George
Hainl, André Messager,
Antoine François Marmontel,
Roger Désormières,
André Gannes,
François-Bernard Mâche, etc.
Seuls quelques-uns sont
originaires d’Auvergne et y
ont établi leur activité :
c’est le cas d’Henri
Thévenin (né à Vichy),
Gilles Raynal (né à
Saint-Flour) et Baudime Jam
(né à Clermont-Ferrand).
Dans le domaine de la
musique folklorique,
l'Auvergne est connue pour
sa musique à danser. Remise
au goût du jour dans les
années 1970, lors de la
vague
folk, la musique de
tradition orale a été
collectée et mise sur bande
audio. Martin Cayla
(1889-1951) est un musicien
et éditeur de musique
originaire de Sansac-de-Marmiesse
dans le Cantal.